Religion(s)

Le bouddhisme

Le bouddhisme tibétain est la forme de bouddhisme qui s'est développée à partir du VIIe siècle au Tibet et se pratique actuellement en Chine — principalement les régions autonomes du Tibet et de la Mongolie-intérieure, ainsi que dans les provinces du Gansu, de Qinghai, du Yunnan, du Sichuan et la région du Nord-Est, ainsi que plus sporadiquement dans différentes villes comme Pékin (Temple de Yonghe, etc.) ou Xi'an (Temple Guangren) —, en Mongolie, dans certaines républiques de Russie (Tuva, Bouriatie, Kalmoukie), au Bhoutan, où il constitue la religion d'État, et dans certains pays et régions de l'Himalaya, dont le Népal septentrional, et quelques états d'Inde, en particulier l'Arunachal Pradesh, le Jammu-et-Cachemire (au Ladakh), le Sikkim, l'Himachal Pradesh (Dharamsala et le district de Lahaul et Spiti).

Le bouddhisme tibétain se divise en quatre grandes lignées ou écoles, dites aussi sectes, ce dernier terme correspondant à l'acception première d'« un groupe de personnes qui ont la même doctrine au sein d'une religion » : les Nyingmapa, les Kagyüpa, les Sakyapa, les Gelugpa. Une cinquième école, Jonang, a été rétablie récemment par le dalaï-lama.

 

Les religions

La principale religion du Tibet est le bouddhisme depuis sa introduction au VIIIe siècle de notre ère. Avant l'arrivée du bouddhisme, la religion principale est une religion chamanique indigène, le bön, qui comprend maintenant une minorité non négligeable et qui allait plus tard influencer la formation du bouddhisme tibétain.

Il y a quatre mosquées de la région autonome du Tibet avec environ 4000 à 5000 musulmans pratiquants, ainsi qu'une église catholique avec 560 paroissiens, qui est situé dans la communauté traditionnellement catholique de Yanjing.

Bouddhisme

Le bouddhisme est venu au Tibet de l'Inde au VIIe-VIIIe siècles et peu à peu, non sans difficultés, s'est développé dans cette région. le bouddhisme tibétain s'est formé, notamment avec l'influence de la religion bön indigène.

Bön

Le bön est un système de croyance indigènes animiste et chamanique du Tibet, basé sur le culte de la nature et antérieure au bouddhisme. Bien que le bön était initialement une religion avec laquelle les enseignements de Bouddha étaient antithétiques, maintenant est venu à être considéré comme le cinquième traditions du bouddhisme tibétain.

Christianisme

Il y a une église catholique avec 560 paroissiens, qui est situé dans la communauté traditionnellement catholique de Yanjing.

Islam

On trouve une population musulmane disséminée dans tout le Tibet/ La majorité des musulmans se trouvent à Lhassa et à Shigatsé. 

Actuellement à Lhassa, les musulmans tibétains habitent le quartier appelé Khache Lingka, situé sur la route de Drepung, à 3 km dupalais du Potala, et regroupant deux mosquées, des habitations et un cimetière. C'est dans ce même quartier que les musulmans tibétains s’établirent au XVIII° siècle.


L'Islam au Tibet

L'apparition des premiers musulmans au Tibet se perd dans la nuit des temps, bien que des variantes de noms du Tibet se trouvent dans des livres d'histoire arabes.

Sous le règne du calife omeyyade Umar ben Abd al-Aziz, une délégation du Tibet et de Chine lui demanda d'envoyer des missionnaires islamiques dans leurs pays, et Salah bin Abdullah Hanafi fut envoyé au Tibet. Entre les VIIIe et XIe siècles, les dirigeants abbassides de Bagdad maintinrent des relations avec le Tibet1.

Cependant, il y eut peu de proselytisme de la part des missionnaires au début, même si nombre d'entre eux décidèrent de s'établir au Tibet et d'épouser une Tibétaine. Entre 710-720, durant le règne de Tridé Tsuktsen, les Arabes, qui étaient alors présents en plus grand nombre en Chine, commencèrent à apparaître au Tibet et s'allièrent aux Tibétains ainsi qu'avec les Turcs contre les Chinois. Sous le règne de Sadnalegs (799-815), aussi appelé Tride Songtsän (Khri lde srong brtsan), il y eut une longue guerre avec les puissances arabes à l'Ouest. Des Tibétains auraient capturé nombre de troupes arabes et les auraient enrôlés sur la frontière de l'est en 801. Les Tibétains combattirent aussi loin à l'Ouest qu'à Samarkand et Kaboul. Les forces arabes commencèrent à prendre le dessus, et le gouverneur tibétain de Kaboul se soumit aux Arabes et devint musulman vers 812 ou 815.

Les Tibétains musulmans, aussi appelés les Kachee (Kache), constituent une petite minorité au Tibet. En plus d’être musulmans, ils sont classés comme tibétains, au contraire des musulmans Hui, qui sont aussi appelés les Kyangsha ou Gya Kachee (musulmans chinois). Le terme tibétain de Kachee signifie littéralement « Cachemirien » et le Cachemireétait appelé Kachee Yul (yul signifiant « pays » en tibétain).

Les musulmans tibétains sont répartis dans l'ensemble du Tibet, et la plupart d'entre eux se trouvent à Lhassa et à Shigatsé. Si ceux qui n'habitent pas la Région autonome du Tibetne sont pas exclus, les groupes ethniques comme les Balti et les Burig, qui sont aussi d'origine tibétaine et se considèrent comme ethniquement tibétains, sont également musulmans. Cependant, ces groupes se trouvent d'une manière prédominante au Ladakh, contrôlé par l'Inde et au Baltistan, contrôlé par le Pakistan.

Le Christianisme au Tibet

Les premières traces de chrétiens au Tibet, sous l’empire tibétain, ne sont pas très nombreuses. Les premiers témoignages écrits d’Occidentaux datent du xiiie siècle avec Jean de Plan Carpin (1180-1252), Guillaume de Rubrouck (1215-1295) ou Marco Polo (1254-1324) bien qu'aucun d’eux ne soit entré dans ce territoire. Ces trois premiers observateurs représentaient la religion chrétienne, et plus particulièrement catholique.

Les missionnaires sont les premiers Européens à visiter le Tibet, ils en étudient la langue, la culture et sont les témoins d’évènements importants. Leurs travaux restent une source précieuse pour l'Histoire, ils sont à l’origine de l’attrait des chercheurs occidentaux pour la culture de cette région mais leurs intentions premières étaient aussi et surtout « l’évangélisation » de ses habitants. Les idées véhiculées par ces premiers missionnaires ont survécu jusqu’au xxe siècle et l'Occident leur doit une certaine vision stéréotypée du Tibet. Ce sont aussi ces missionnaires qui sont à l’origine de la tibétologie par le regard de Desideri et grâce aux matériaux ethnographiques qu’ils ont rapportés. Ils ont été témoins de l’histoire du Tibet et ont permis les premières relations entre le Tibet et l’Occident.

Après l’approche du Tibet central par ces missionnaires, les protestants et les Missions étrangères de Paris se sont cantonnés à l’évangélisation des marges du Tibet. Ce qui ne les a pas empêchés d’étudier la langue la société en profondeur. Ce sont eux qui ont véritablement converti une partie des populations rencontrées qui survivent encore aujourd’hui. Au xxie siècle, de nouveaux missionnaires se rendent en Inde, en Assam et au Tibet même où leur action peut prendre, dans le contexte de la République populaire de Chine, un aspect politique