L'économie du Tibet


Dans l'ancien Tibet, l'industrie était inexistante, et l'agriculture était très médiévale.

Selon le Livre blanc illustré publié par le gouvernement central en 2009 à l’occasion du Cinquantenaire de la Réforme démocratique au Tibet, une industrie moderne aux couleurs tibétaines s’est développée avec pour piliers l’extraction minière, les matériaux de construction, l’artisanat et la médecine tibétaine, et comme auxiliaires la production d’électricité, la transformation des produits de l’agriculture et de l’élevage et la production alimentaire. Le commerce moderne, le tourisme, la restauration, les loisirs et autres industries, inconnues sous l’ancien régime, sont en plein essor et constituent les industries premières de la région. De 2001 à 2009, Pékin a dépensé 45,4 milliards de dollars au développement économique de la région autonome du Tibet. Cela a eu des effets bénéfiques sur la croissance économique, le niveau de vie, les infrastructures

Aéroport

Le premier aéroport à être construit au Tibet fut celui de Damxung en 1956. En 2011, la région autonome compte cinq aéroports civils : Lhassa Gonggar, Chamdo Bamda, Nyingchi, Shigatse et Ngari Gunsa.

L’aéroport de Gonggar est un aéroport domestique et international desservant la ville de Lhassa. Il est situé à environ 45 km de Lhassa et à plus de 3 500 m d’altitude. L’aéroport de Chamdo Bamda (ou Bangda) se trouve dans la préfecture de Chamdo, à 4 334 m d’altitude. L’aéroport de Nyinchi se trouve dans le sud-est du Tibet, à 2 949 m d’altitude. L'aéroport de la Paix se trouve dans le comté de Jangdan, dans la préfecture de Shigatse, à 45 km de Shigatse et à 3 783 mètres d'altitude. L'aéroport de Ngari Gunsa se trouve dans la préfecture de Ngari, à 4 500 m d'altitude.

Start Up

Mardi 26 juillet 2016, le premier espace de la région autonome du Tibet dédié aux start-ups s'est ouvert. 

Situé à Lhassa, cet espace occupe une superficie de 1.050 mètres carrés. Chaque personne qui souhaite déposer un projet, y héberger une entreprise peut bénéficier de nombreux services tels que l'enregistrement des sociétés, des conseils en matière de droits de propriété intellectuelle et une assistance juridique.

Dix entreprises et six équipes se sont installées dans cet espace.

Train

Le 1er juillet 2006, Hu Jintao a inauguré le premier train pour Lhassa à la gare de Golmud, dans la préfecture autonome mongole et tibétaine de Haixi de la province du Qinghai. Cette nouvelle ligne ferroviaire relie le Tibet au reste de la Chine, mettant Pékin à deux jours de train. Grâce à elle, 4 561 km sont franchis pour environ 80 Euros.

Depuis septembre 2010, une extension de la ligne Qing-Zang jusqu'à Xigaze est en cours de construction et a été achevée en 2015 selon la commission de développement et de réforme régionale. Longue de 253 kilomètres, cette extension traversera cinq comtés. Elle est conçue pour transporter 8,8 millions de tonnes de fret annuellement et permettre aux trains de rouler à la vitesse minimale de120 km/h. Un autre prolongement est prévu entre Lhassa et Nyingchi dans les cinq prochaines années.

Routes

Selon Zhao Zongzhi et Jia Lijun, avant les années 1950, il n’existait aucune route véritable sous le 14e dalaï-lama, en dehors de la route de terre longue d’un kilomètre reliant le palais du Potala à la résidence d’été du Norbulingka.

Le désenclavement routier du Tibet fut entrepris par le gouvernement chinois dès le début des années 1950. Une première route reliant le Sichuan à Lhassa fut ouverte officiellement le 24 décembre 1954. Longue de 2 400 km, elle nécessita quatre années et neuf mois de travaux. Le même jour vit l’inauguration d’une route reliant Xining, la capitale du Qinghaï, à Lhasa, la capitale du Tibet. Longue de quelque 2 000 km, elle fut baptisée « route de la liberté ». Le premier convoi de camions chinois atteignit Lhassa le jour de Noël 1954.

Ces deux premières routes, construites par l’Armée populaire de libération et des Tibétains, marquèrent un tournant pour les transports en raccourcissant les distances entre la région et le reste du pays et vinrent à être connues sous l’appellation de « ponts dorés ».

Une 3e grande voie de communication fut ouverte en octobre 1957, reliant le Xinjiang au Tibet en passant par l’Aksaï-Chin et couvrant 1 200 km. Grâce à ces nouvelles routes, le prix du thé chinois, une des denrées quotidiennes des habitants, baissa des deux tiers en deux ans. Un camion pouvait désormais transporter en deux jours la même quantité de marchandises que soixante yaks en douze jours.

À la date de 2003, 41 302 km de routes avaient été construits. La région possédait 5 nationales, 14 régionales et 6 qui s’entrecroisent. En plus des 3 200 km de routes asphaltées, il y avait désormais 32 195 km de voies rurales reliant quelque 683 communes et 5 966 villages.

Le 15 janvier 2009, la Chine avait annoncé la construction de la première autoroute du Tibet, un tronçon de 37,9 kilomètres de route dans le sud-ouest de Lhassa. Le projet devait coûter 1,55 milliard de yuans (227 millions de dollars). Ouverte en juillet 2011, cette autoroute relie Lhassa à l'aéroport de Gonggar dans la préfecture de Shannan. Elle a 4 voies et un éclairage d'origine solaire.