Et si nous parlions de #Google autrement ?

Nous sommes désormais en 2016, partout autour de nous quand nous prenons le temps d’observer, nous voyons des pouces qui s’agitent, des yeux rivés sur des écrans plus ou moins grands, des personnes parlant à voix haute sans interlocuteur en face d’eux. Tout ceci est devenu notre quotidien. Evidemment, il ne s’agit pas ici de s’interroger de façon manichéenne sur le bon et le mauvais aspect de ce changement. Bien au contraire, nous devons dépasser la surface de ce constat et nous rendre au coeur de ce qu’il modifie profondément au coeur de notre subjectivité mais également de notre comportement social.

Depuis l’arrivé des smartphones en 2007, la réalité virtuelle a supplanté la jungle, l’homo sapiens est devenu l’homo connectus. Quel est l’envers de cette dématérialisation de notre être ? Sommes-nous toujours des humains ou bien sommes-nous justement en train de basculer vers la création d’une nouvelle espèce où la technologie vient remplacer nos organes défectueux, où notre cerveau peut s’enrichir des expériences des autres ? Autant de questions que je laisse ici volontairement en suspens, car ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est l’apprentissage. Nous pouvons dire de moi, que je suis « vieille », et oui je suis de la génération X. Cette génération née sans espoir et sans la technologie, durant ma scolarité, j’avais le bonheur du dictionnaire : la recherche d’un mot entraînait un voyage, une perdition dans l’univers si vaste. Je pouvais également me perdre dans des index, des thesaurus, etc. Internet a débarqué en 2000, au début ce n’était pas « grand chose », une petite révolution par rapport à ce que nous avons vécu par la suite. A partir des années 2000, des moteurs de recherches avec des liens nous donnaient accès à différents morceaux de savoir. Mais finalement, rien de plus que dans nos bonnes vieilles encyclopédies. Nos ordinateurs portables avaient moins de mémoire que les smartphones d’aujourd’hui. Bref, nous pouvions observer doucement l’émergence de cette technologie, sans être noyée, débordée par elle. Nous avions le temps de lire et relire les grands textes, de savourer l’odeur d’un livre, d’écouter notre enseignant  (sans le comparer au reste du web) et de poser des questions.

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